L’alchimie et la pierre philosophale

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L’alchimie et la pierre philosophale

Message par Asahanakuro le Sam 22 Fév - 18:17

Je n'ai rien écrit moi-même, tout est tiré d'un livre très intéressant ! J'en citerai le nom à la fin.

L’alchimie et la pierre philosophale

La pierre philosophale est une substance alchimique qui permettrait de transformer n’importe quel métal en or. Les connaissances et moyens de l’époque ne suffisant pas pour réaliser un tel prodige, les savants se mirent alors à rechercher la matière susceptible d’accomplir cette transformation.

Histoire de l’alchimie
A l’origine, l’alchimie intégrait les domaines de la chimie, de la magie, de l’astrologie et de la théologie. Une forme spécifique qui portait une attention particulière à l’herboristerie s’était développée en Chine. Il est aujourd’hui acquis que l’alchimie occidentale et extrême-orientale remonte aux mêmes sources. Il est fort probable que l’alchimie européenne soit le résultat de mythes associés à des actes religieux et des rituels des temps anciens. Selon une légende, le berceau de l’alchimie se trouverait en Egypte, là où la divinité Thot, sous le visage d’Hermès Trismégiste (trois fois grand), a créé l’art et la science. Historiquement, les origines de l’alchimie européenne remontent au Ve siècle av. J.-C.
Dès cette époque, des hermétistes établissent des théories qui ne s’affirmeront qu’un siècle plus tard, telles, par exemple, les premières découvertes médicales fondamentales et la restriction des observation aux éléments individuels d’Empédocle, ou la théorie atomique de Démocrite. Au IIIe siècle apr. J.-C., Zosime de Panopolis, alchimiste de renom, publie vingt-huit volumes où il décrit le moyen de transformer l’argent en or, grâce à une teinture de mercure. Par la suite, les enseignements hermétistes s’étendent, dans un premier temps, depuis la Grèce au monde culturel islamique.
Au VIIIe siècle apr. J.-C., Abu Musa Djâbir Ibn Hayyân, dont Geber est le nom de plume, fixe, dans un de ses écrits, une méthodologie de l’expérimentation. Il établit les bases fondamentales de la chimie et livre les premières descriptions de mécanismes de réactions. A ce titre, il est considéré comme l’un des pères fondateurs de la chimie. Geber fait également mention d’un composé chimique permettant de fabriquer de l’or ? Pour lui, cette matière se compose d’une petite quantité de soufre et de mercure purs.
A partir du XIIe siècle, l’alchimie se développe en Europe. Certes, les hermétistes du Moyen Âge ne peuvent bien souvent travailler qu’en cachette, toutefois, nombre d’entre eux jouissent d’une excellente réputation et se voient confier, généralement par un riche ou influent protecteurs, des travaux de recherche, notamment médicale, et l’établissement d’horoscopes.

Nicolas Flamel
L’un des premiers alchimistes à se faire un nom en Europe est le Français Nicolas Flamel (v. 1330-1418), dont on raconte qu’il aurait reçu d’un ange un livre lui livrant le secret de la pierre philosophale. Aussi Flamel serait-il parvenu à transformer l’argent en or. Flamel distribua généreusement ses richesses aux églises et aux hôpitaux dont il ne demandait, en retour, que d’être mentionné, pour la postérité, sur les murs extérieurs.
Quelque temps après la mort de l’alchimiste et de sa femme, une exhumation révéla qu’un tronc d’arbre avait été substitué à la dépouille mortelle de Flamel. C’est vraisemblablement depuis que l’on associe la pierre philosophale à la vie éternelle. Flamel aurait été vu vivant, de sorte que le mythe perdure encore aujourd’hui.

Découvertes inattendues
Les donations et l’œuvre de Flamel entraînèrent, au fil des décennies suivantes, une quête intensive de la pierre philosophale. IL n’était pourtant pas le premier à s’y consacrer. En effet, le franciscain Roger Bacon (v. 1220-1292), Arnold Villanova (v. 1235-1315) avaient décrit, bien avant lui, le procédé de la pierre philosophale. Toutefois, Flamel semble avoir dépassé le simple stade de l’écriture : il aurait réellement fabriqué de l’or. Aussi les expérimentations sur les métaux se poursuivirent-elles.
Les alchimistes ne ^parvinrent certes pas à produire de l’or pur, mais des métaux non nobles d’une teinte dorée prononcée. Cependant, les produits obtenus au terme de ces expériences ont ouvert d’autres champs d’applications.
C’est ainsi, par exemple, que l’on attribue la découverte de la poudre à canon au moine franciscain fribourgeois Berthold Schwarz, en 1353 ou 1359. D’un point de vue historique, cette assertion est fortement contestée, car Chinois et Arabes disposaient déjà de la poudre, bien avant l’invention de Schwarz. De plus, Roger Bacon, précédemment cité, en avait fait la description dès 1267. Toutefois, il est tout à fait probable que la découverte effective de cette substance relève de l’alchimie. En 1996, au gré de sa quête de la pierre philosophale, l’alchimiste hambourgeois Hennig Brand (1630-1692) découvre le phosphore et de fait, le premier élément de l’histoire de la chimie moderne. En collaboration avec le mathématicien Ehrenfried Walther von Tschirnhausen (1651-1708), l’alchimiste Johann Friedrich Böttger (1682-1719) découvre la fabrication de la porcelaine de Meissen.
De plus, les connaissances scientifiques accumulées par l’alchimie se révèlent extrêmement précieuses pour les sciences déjà existantes et pour celles qui apparaîtront par la suite. Pour preuve, les observations de Paracelse, qui aiguillèrent la médecine sur une nouvelle voie, ou bien les travaux d’Isaac Newton (1642-1727) qui s’est illustré dans les domaines de la physique, de la philosophie, des mathématiques et de l’astronomie.

La fin de l’alchimie
La trace des sociétés alchimistes se maintient clairement jusqu’au XIXe siècle. Bien que le XXe siècle bénéficie encore de quelques découvertes alchimistes utiles dans divers domaines, à cette époque, les réalisations les plus importantes relèvent déjà d’autres disciplines scientifiques telles que la physique, les mathématiques, la chimie, la biologie, la médecine, la théologie ou la philosophie. Dans ces spécialités, les avancées fondamentales, comme l’établissement d’une classification périodique des éléments chimiques par Dimitri Merdeleïv (1834-1907) et Lothar Mayer (1830-1895) en 1869, ont rendu caducs bien des fondamentaux alchimistes. A la lumière de la science et des technologies actuelles, nombre des recherches ou conclusions des alchimistes semblent désormais discutables. Aussi l’image de l’alchimie ne bénéficiera pas d’un éclairage très flatteur par la suite.
Désormais, la notion d’alchimie fait écho d’inquiétantes représentations du Moyen Âge occulte. Outre les représentations de mystérieuses expériences, les convergences religieuses, magiques et astrologiques conduisent les hommes d’aujourd’hui à prendre un recul considérable par rapport à cette science des origines. Il ne faut toutefois pas négliger le fait que nombre de découvertes ont bénéficié à d’autres sciences, bien que la quête de la pierre philosophale soit restée vaine.


Source = Les Mystères de l'Humanité
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